Lagune des Saviez

La roselière avant et deux mois après les travaux
La roselière avant et deux mois après les travaux

 

Un gestionnaire qui se mouille!


Historique
Plusieurs documents attestent qu’il y a environ 150 ans existait à cet endroit (à gauche du terre-plein d’observation des Saviez) une lagune ayant succédé à un banc de sable puis devenue une pseudo roselière comme nous la connaissions. La rive avait ainsi subit un processus naturel d’engraissement par les alluvions du Rhône.

Ce milieu était fort pauvre, roselière monospécifique qui n’abritait pas d’oiseaux nicheurs car avec le lac bas printanier elle manquait d’eau. Ne pouvant pas faire monter le niveau du lac, il a été décidé d’abaisser le niveau du sol !



Pelle et dumper à l'oeuvre. Description du projet et objectifs biologiques
Suite au dégrapage du sol, une surface de 13'000 M2 deviendra une roselière inondée favorable aux rousserolles, locustelles, râlidés, grèbes huppés et castagneux, blongios nain. Une surface de 4'000 M2 restera en eau libre car plus profonde et permettra une bonne observation des allées et venues de cette faune. La dune littorale, ensérée par deux canaux est devenue une île, certainement favorable aux anatidés, au castor, voir au martin-pêcheur pour qui trois mini buttes ont été aménagées.
Une végétation de bord de lac naturel aujourd’hui disparue devrait s’installer avec des joncs des tonneliers, des nénuphars jaunes et autres potamots.
Un banc de sable à fleur d’eau de 2'000 M2 a été aménagé devant la roselière lacustre pour que les limicoles en migration automnale trouvent un lieu de repos et de nourrissage manquant cruellement à cette époque aux Grangettes.


Un grand chantier. Coûts du projet
Si la création coûte 413'000.-, les mesures pour le public (tour d’observation avec palissade attenante construite en hiver 2009 avec information fixe) et le suivi scientifique durant 4 ans des oiseaux, de la végétation ainsi que des libellules et mollusques portent le coût total du projet à 524'000.-. Ce budget est supporté par le SAF des Fourches (150'000.- étant une des compensations aux atteintes aux milieux naturels de la zone artisanale de Villeneuve) ; 315'000.- sont des subventions CH et VD ; 40'000.- viennent de Pro Natura CH et VD et 19'000.- par la Fondation des Grangettes, principalement via le travail fourni par O. Epars, gestionnaire de la réserve.

Premières observations
Avant même la fin du chantier le 4 avril, de nombreux hérons (le machiniste en a vu jusqu’à 11 !) attestaient de l’abondance de poisson. Quelques grandes aigrettes se sont arrêtées, des garzettes ont apprécié l’endroit plus longuement et le premier crabier chevelu de l’année a été observé le 16 mai. Il y a eu le bal de la fraie des brèmes avec ses bouillonnements spectaculaires. Les deux premiers couples de grèbes huppés se sont établis, la poule d’eau a été observée ainsi que deux martins-pêcheurs. Les nettes rousses, fuligules morillons et milouins ont l’air de bien se plaire ainsi que plusieurs familles de colverts. Le devenir de cet aménagement unique s’annonce ainsi sous d’excellents auspices ! 

Suivi ornithologique

Le but principal de la création de la lagune était de créer un habitat favorable aux oiseaux d'eau. Téléchargez le rapport de suivi de l'avifaune réalisé par L. Maumary sur mandat de la Fondation des Grangettes.