Rapport d'activité 2012

Protection, plus ou moins passive et souvent synonyme de "mise sous cloche", ou conservation active, avec un coup de pouce à certains phénomènes naturels prétérités par des activités humaines antérieures ? Cette question préoccupe de façon récurrente les protecteurs de la nature et ne connaît pas de réponse définitive, aux Grangettes comme dans la plupart des aires protégées. Dans nos pays dits développés, seuls quelques rares écosystèmes de haute altitude connaissent encore une évolution quasi naturelle. Partout ailleurs d'importants aménagements ont modifié le contexte général, avec une influence plus ou moins marquée sur les écosystèmes, même dans les rares zones préservées d'atteintes directes; les milieux humides de plaine en sont l'exemple type. Sans les barrages d'altitude régulant les débits, les drainages permettant une agriculture intensive, les endiguements prévenant les inondations, la lutte contre certaines espèces nuisibles ou porteuses de maladies, nous pourrions nous tenir à distance et suivre de loin l'évolution naturelle des milieux. Mais dans les circonstances actuelles, nous n'aurions plus, sans interventions, l'occasion de côtoyer la très riche biodiversité présente dans les rares milieux naturels de la basse-plaine du Rhône et des rives lémaniques et que vous pouvez tous observer par vous-même, grâce aux aménagements construits à cet effet ou lors de visites guidées.

Les interventions dans la réserve des Grangettes sont soigneusement étudiées et discutées avec les autorités concernées. Elles suivent le plan de gestion établi pour dix ans en 2009 par la Fondation en étroite collaboration avec les services de protection de la nature et des forêts, et validé par les autorités cantonales. Le Conseil de Fondation est assisté dans sa tâche par un comité de gestion issu des milieux scientifiques et s'attache la collaboration de professionnels de la nature, que ce soit de bureaux privés ou des services de l'Etat. Les mesures planifiées sont également discutées avec l'ensemble des acteurs locaux lors de la réunion annuelle de la Commission consultative. Notre souhait le plus cher est d'arriver ainsi à des solutions consensuelles en faveur de la nature et de l'intérêt général, en évitant des confrontations synonymes de perte de temps et d'énergie. Le Conseil de Fondation tient à remercier ici tous ceux qui nous soutiennent fidèlement dans cette démarche.

Janvier 2013
Le Président, Pierre Galland

 

 

 

Nettoyages

Grâce à un lac abaissé lors de l’année bissextile, le nettoyage des roselières lacustres a permis à 280 volontaires d’extraire 180 tonnes de déchets le long de 1'900 m de rives. Rejoignez-nous pour la prochaine action qui aura lieu le samedi 2 mars 2013 !

Entretien

L’agriculteur a labouré 6'750 m2 d’une zone autour de mares, ceci afin de maintenir un milieu pionnier favorable aux rainettes. Il a également fauché 7 hectares de marais.

665 m de lisières forestières ont été entretenues par le gestionnaire en bordure du marais. Il a aussi fauché 1,2 hectare de marais et débroussaillé 1,3 hectare de marais. 8 mares ont été curées au moyen d’une petite pelle rétro.

Information et surveillance

Le paddle est une pratique sportive devenant importante dans la région, O. Epars a dispensé à certains pratiquants un cours de sensibilisation afin que ce sport ne devienne pas un problème pour l’avifaune des Grangettes.

En plus du travail des rangers, omniprésents durant les fins de semaine, ce sont plus de 200 personnes qui ont visité la réserve sous la conduite du gestionnaire. Une dizaine d’articles parlant de la réserve ont paru dans les médias régionaux.

Lors du marché folklorique de Villeneuve, un stand a été monté devant le bureau; il a permis d’accueillir plus de 200 personnes, dont une majorité d’enfants très intéressés par l’aquarium contenant quelques plantes et animaux de l’étang.

Lors de la fête de la nature, plus de 150 personnes ont participé aux excursions et à l’observation depuis la tour.