Suivi rainettes 2002-2006

Introduction
Alors qu’il était admis par tous les herpétologistes que les rainettes présentes dans le site marécageux de Noville étaient une relique des rainettes vertes (Hyla arborea) peuplant jadis la plaine du Rhône, des études génétiques effectuées à partir d’échantillons de salive prélevés le 6 juin 2003 sur douze individus ont démontré que les animaux testés appartenaient contre toute attente à l’espèce jumelle (Hyla intermedia) du sud des Alpes, de toute évidence introduite par l’homme (S.Dubey,S.Ursenbacher & L.Fumagalli. 2006).
Les deux espèces de rainettes étant pratiquement impossible à différencier l’une de l’autre sans comparaison directe et comme il n’est pas exclu que des rainettes autochtones subsistent, d’autres prélèvements devraient être effectués pour clarifier la situation de cette population.
Même si la rainette présente dans le site marécageux de Noville n’appartient pas à l’espèce indigène, son suivi mérite d’être poursuivi car cette espèce exigeante est un excellent indicateur de la qualité des biotopes qu’elle partage avec d’autres espèces beaucoup plus discrètes comme le triton lobé.
Les suivis effectués depuis de nombreuses années ont démontré que la survie de la rainette aux Grangettes est conditionnée par l’entretien de ses lieux de ponte et surtout par l’inondation estivale des marais. Le meilleur exemple provient de l’année 2001, où, suite à deux années particulièrement humides, le nombre record de 121chanteurs avait été atteint. Le présent travail a été réalisé dans le but de suivre l’évolution des effectifs de rainette du site marécageux de Noville sur le long terme, mais sans analyser les caractéristiques des biotopes de ponte, ceux-ci étant maintenant bien connus (FIVAT 1993, 1997, 2002).
En 2003, 2004, 2005 et 2006, des rapports intermédiaires ont été produits, ils portent les N°40, 45, 47 et 49.